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Second volet de la trilogie du Projet Bleiberg avec son personnage, Eytan Morgenstern.
Le héros est un agent du Mossad et est la preuve vivante et génétiquement modifié du projet Bleiberg.
Le premier volet se terminait par la destruction du laboratoire qui a changé à jamais la vie d'Eytan. Le roman ne laisse aucun fin
ouverte qui présage d'une suite. L'histoire a son dénouement. La suite est tout simplement annoncée dans une dernière page. Et lorsque l'on fini le 1er tome on n'a qu'une hâte, celle de
retrouver Morgenstern dans le projet Shiro.
La trame est identique. Chassé croisé des époques. En fond un fait historique narré dans son contexte Vs un nouveau protagoniste de
nos jours. Le roman serait la conséquence d'un effet papillon ou bien l'issue d'une longue, très longue chaîne. Mais ce deuxième volet est plus compliqué à suivre. Il y a notamment de nombreux
flash-back pour expliquer les conséquences du présent.
On ne lit pas ce roman, on le voit.
En lisant le captivant projet Bleiberg on ressent déjà cette sensation. Pour le projet Shiro ça n'est plus seulement une impression,
le film se déroule derrière votre rétine au fil des pages. Je vois Elena. Elena l'ennemi juré d'Eytan. L'évolution des rapports entre eux est délectable. Une fois de plus et
plus que jamais, la vision cinématographique de ce roman est un blockbuster. Film d'action, d'espionnage, de danger bactiérlogique avec une pincée de sensualité. Je n'apprécie pas les James
Bond et films du genre. Pourtant si le projet Shiro connait le même sort, en toute logique ça devrait être le cas, que son prédécesseur, j'irai certainement voir l'adaptation du roman.
Peut-être que pour apprécier ce genre je dois passer par le roman tout d'abord.
Derrière le projet Shiro se cache les expériences de l'unité 731. Pire encore que le projet Bleiberg. Si tant est que l'on puisse les hierarchiser.
David S. Khara nous embarque dès le début. Pas étonnant puisqu'on est ravi de retrouver le grand chauve en baggy. Bien que le dénouement plus tarabiscoté que la direct et explicite issue du projet Bleiberg, le personnage d'Eytan est étoffé et on rit bien plus grâce aux dialogues caustiques que ce dernier échangera tout du long avec Elena et Branislav.
Je disais dénouement sinueux en pensant au personnage de Sean Woodridge. Ca n'est pas ses motivations qui sont obscures mais ses
méthodes. Enfin, cette partie m'a laissée un peu sur le côté.
Toutefois ça n'a pas entamé le plaisir de lire ce deuxième tome bien que ma préférence aille au premier. Il se passe évidemment
pleins de choses dans le projet Shiro. Sous ses airs hollywoodiens on y apprend des choses qu'on aurait préféré ignorer ou que l'on ne pensait même pas qu'elles pouvaient
exister.
Voici une phrase tiré du roman qui se trouve sur la quatrième de couverture:
"Fallait-il que l'inexorabilité de la mort ne suffise plus aux humains pour qu'ils veuillent à ce point s'assurer qu'elle ne soit jamais en retard à ses rendez-vous?"
Entre temps le projet Bleiberg est sorti en poche, collection 10|18. Le roman rencontre un véritable succès, mérité. Et c'est loin
d'être fini.
L'adaptation cinématrographique est en cours. A l'idée de voir le film l'analogie a un rendez-vous amoureux pourrait se
faire. Je suis excitée autant que j'appréhende le moment. Cette crainte concernera essentiellement en la découverte de la personne qui jouera le rôle d'Eytan Morgenstern.
Il a beau être un géant, je lui serrerai bien la paluche à Morg en me faisant un torticolis.
David S.Khara donne vie à ses personnages. On a envie de les connaître.
Très bonne lecture. En attendant l'épilogue avec le Projet Morgenstern.
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