Interviews (Télé, radio ...)

Mercredi 23 juin 2010 3 23 /06 /Juin /2010 16:07

 

Lors de cet entretien en 2 parties, David S. Khara parle des Vestiges de l'Aube et de son rapport à l'écriture et aux lecteurs.

 

En compagnie de Jean-Noël Levavasseur, il parle, entre autres, de ses projets ("Le Projet Bleiberg" à paraitre en septembre 2010) et de l'émergence des talents littéraires rennais. 

 

 

 

 

 

 
 

 

 

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Jeudi 17 juin 2010 4 17 /06 /Juin /2010 18:10

 

La bullothèque : émission du 18 juin 2010

DSC 0017 N&B

Au sommaire : le deuxième volet de l’entretien avec le romancier

David S. Khara, auteur du polar

'Les vestiges de l’aube'

paru aux

Editions Rivière Blanche.

 



Emission de Jean-Noël LEVAVASSEUR consacrée à l'actualité de la BD et du livre.
Diffusion le vendredi à 21 h 10,

rediffusion le dimanche suivant à 14 h 15.

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Jeudi 10 juin 2010 4 10 /06 /Juin /2010 19:58

 

Au cours de l'émission "Rue de la Quintaine", Vincent Simonneaux interviewe l'auteur David S. Khara au sujet de son premier roman "Les Vestiges de l'Aube" paru aux éditions Rivière Blanche.

Eric Marcelin, libraire et éditeur (Librairie Critic - Editions Critic) parle de ses coups de cœur et de ses futures éditions, notamment du "Projet Bleiberg" de David S. Khara à paraître en septembre 2010.

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Mercredi 9 juin 2010 3 09 /06 /Juin /2010 18:38

David S. Khara invité de la bullothèque Radio Rennes 100.8 FM:

émission du vendredi 11 juin 2010 à 21H10

1ère partie de l'entretien

 

 

Vous en avez rêvé (ou pas) et bien ça arrive (que vous le vouliez ou pas) le vendredi 11 juin !!!
En plus ça tombe bien, vous aurez une occasion de fuir le match de l'équipe de France en Coupe du monde de la Fifa (ou pas !!!!)

 



Emission de Jean-Noël LEVAVASSEUR consacrée à l'actualité de la BD et du livre.
Diffusion le vendredi à 21 h 10,

rediffusion le dimanche suivant à 14 h 15.

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Jeudi 3 juin 2010 4 03 /06 /Juin /2010 12:02

VESTIGES01

 

 

Actusf  : Dans un premier temps, pouvez-vous nous parler un peu de vous ? Le chemin qui vous a mené jusqu’aux éditions rivière blanche a-t-il été long et difficile ?
David S.Khara  : Je sais à quel point les chemins menant à la publication sont généralement longs et tortueux. Mais dans mon cas, la Rivière Blanche n’aura été qu’un long fleuve tranquille.
Mais replaçons le contexte… J’ai quarante ans, jusqu’à l’année dernière je dirigeais une entreprise. Je profitais de mes déplacements professionnels pour écrire, juste pour le plaisir de me changer les idées, de donner vie à des personnages et de les faire évoluer, mais sans objectif précis. En Juillet 2009, Serge le Tendre et Thomas Geha ont accepté de lire le manuscrit des Vestiges. L’idée était simplement de connaître les impressions de professionnels chevronnés, rien de plus. Leur réaction m’a pour le moins étonné. Thomas a souhaité que je propose le livre à Philippe Ward, directeur de collection de Rivière Blanche, et Serge m’a proposé de le préfacer s’il devait être publié. Philippe a accepté le livre trois semaines plus tard. Comme en plus nous nous entendons comme larrons en foire, et que l’équipe Rivière Blanche est fantastique, je n’ai pas hésité une seconde. Je ne le regrette pas, et je pense que Philippe non plus (Rires) ! 
 
Actusf  : Quels sont les évènements ou ouvrages qui vous ont poussés à écrire du polar-SF ?
David S.Khara  : Les romans de Dennis Lehane ont joué un rôle prédominant dans ma démarche. Je suis en admiration devant sa capacité à partager des ambiances quotidiennes, à rendre palpable les atmosphères et à donner corps à ses personnages. 
Le mélange des genres procède d’une dimension plus personnelle. J’aime les métissages, les frontières floues, je ne suis pas un aficionado des genres prédéfinis. En ce sens, les Vestiges est un patchwork de composantes distinctes : une pincée de roman noir, une touche de vampirisme, quelques pointes historiques, et une grand dose d’humanisme. 
 
Actusf  : Les Vestiges de l’Aube est sorti en début d’année, quel est le bilan ? Etes-vous satisfait de l’accueil du public ?
David S.Khara  : Les Vestiges de l’Aube sont sortis le 6 mars 2010, il y a environ deux mois. Nous approchons des 1 000 exemplaires, sachant que Rivière Blanche n’est pas adossé à un distributeur. Ce chiffre dépasse mes espérances, et va permettre de financer de nouveaux auteurs. C’est le point le plus important à mes yeux. D’autres auront la même chance que moi.
L’accueil des lecteurs est très positif, je le constate à chaque rencontre, et quotidiennement par e-mail puisque nombre d’entre eux m’écrivent. C’est terriblement flatteur et très intéressant car nous confrontons nos points de vue, et c’est bien là le sens de l’écriture à mon niveau. Je passe également pas mal de temps à esquiver les questions sur la suite des aventures de Werner (Rires) !

Actusf  : L’intrigue se déroule aux Etats-Unis et fait référence à deux périodes noires de leur histoire. La précision dont vous avez fait preuve montre que vous avez du faire de nombreuses recherches pour être aussi réaliste. Pourquoi avoir choisit ces lieux et ces dates ? 
David S.Khara  : Ce sont deux évènements fondateurs non seulement de l’histoire de l’Amérique, mais bien de la marche globale du monde. La guerre de Sécession n’est rien moins que la bataille entre l’industrie et l’agriculture, donc le changement, brutal, d’ère. La lutte contre l’esclavage, qui me tient évidemment à cœur, n’a pas guidé le conflit autant qu’on aimerait à le faire croire. D’ailleurs, l’esclavage a-t-il vraiment disparu aujourd’hui…
Le 11 septembre a secoué le monde car dans l’histoire d’une civilisation où tout est média, les images sont peut-être les plus impressionnantes jamais diffusées en direct. Et pendant que le public regardait, incrédule, la télévision, des gens mourraient. Ce n’est pas la dimension politique de l’événement qui m’a passionné et touché, mais bien le fait que des êtres humains mourraient sous nos yeux, nous rappelant finalement, que des gens meurent un peu partout dans le monde sans la présence de caméras…
Les Etats-Unis sont un peu ma seconde patrie. Les dérives du pays ne me sont pas inconnues, et les années Bush ont entamé mon désir de m’y rendre. Mais je suis issu d’une génération pour qui le rêve américain avait un sens. J’y ai rencontré des gens formidables et découvert des lieux impressionnants. Je suis tombé amoureux de Manhattan lorsque j’avais dix-sept ans, et pourtant je ne suis pas un fanatique du monde urbain. Mais il règne sur cette île une atmosphère unique. 

Actusf  : Les deux héros de votre romans sont des personnages torturés, vous sentez vous proches d’eux ?
David S.Khara  : Le premier opus des Vestiges traite d’une amitié naissante, improbable. Barry et Werner ont traversé des épreuves similaires et y réagissent à l’aune de leurs époques respectives. Mais leurs interrogations sur la nature humaine soulèvent des questions intemporelles. La grandeur et la noirceur de l’âme humaine sont au centre de leur rapport au monde. Dans cette perspective, je suis effectivement très proche d’eux. Et par certains aspects, je pense que nous le sommes tous. 

Actusf  : Pourquoi avoir choisit un vampire comme héro ? Quelles sont vos sources d’inspiration ?
David S.Khara  : J’ai beaucoup d’affection pour un vampire créé par Tracy et Laura Hickman, nommé Strahd Von Zarovitch. Le nom même de Werner est un hommage à ce personnage. Le choix du vampire découle de la personnalité humaine de Werner. Alors oui, il est élégant, séduisant, cynique, inquiétant parfois. Mais ces traits de caractères, il les possédait de son vivant. C’est sa nature qui m’a amené presque naturellement à en faire un vampire. J’ai découvert le mythe du vampire par Anne Rice, en lisant Lestat le Vampire, puis Entretien avec un Vampire. Chez Werner, il y a un peu de Lestat, et un peu de Louis. Le film Fright Night m’avait aussi marqué lors de mon adolescence. Je regardais le personnage incarné par Chris Sarandon en me disant « Avoir un ami pareil, ça pourrait être cool ! » 
 
Actusf  : N’avez-vous pas craint de tomber dans les stéréotypes et clichés courant aux vampires ?
David S.Khara  : J’ai plus la sensation d’avoir joué avec les stéréotypes. Le vampire a été traité par de très nombreux auteurs, avec une accélération flagrante de la production depuis une poignée d’années. Je n’ai pas cherché à réinventer totalement ou à plagier le mythe. Werner se situe sur la ligne séparant le vampire « moderne » du vampire « classique ». D’une certaine manière, Werner est plus un hommage au mythe vampirique. Il faut savoir également que, et c’est peut-être une particularité des Vestiges de l’Aube, l’intrigue de fond, que vous découvrirez à partir du Tome 2, tourne autour du statut de Werner. Je pose une question simplement : Werner se transforme-il en faucon parce que l’auteur l’a décidé de façon péremptoire, ou est-ce un élément constitutif d’une intrigue plus globale ? Je vous laisse imaginer la réponse (Rires) ! 

Actusf  : Les Vestiges de l’Aube est le premier volume d’une saga autour du vampire Werner, mais retrouvera-t-on le personnage de Barry dans les prochains ouvrages ?
David S.Khara  : Aie ! Vous aussi ? Vous n’imaginez pas le nombre de lecteurs qui me posent cette question (Rires) ! Voyons si mes capacités à éluder la question sont intactes…
Oui, les Vestiges de l’Aube est le « pilote », comme l’a judicieusement relevé un chroniqueur avisé, d’une saga impliquant Werner Von Lowinsky. Le Tome 2 répondra d’ailleurs à toutes les questions, et elles sont nombreuses, laissées en suspens dans le premier opus. Des indices, apparemment anodins, sont d’ailleurs disséminés dans le roman et prendront tout leur sens très bientôt.
Quant à Barry, s’il devait être présent dans le Tome 2, il y jouerait un rôle bien plus important que dans le Tome 1… 

Actusf  : Quels sont vos prochains projets ? Aura-t-on rapidement un second volume des aventures de Werner ?
David S.Khara  : Je viens de terminer l’écriture du Projet Bleiberg, un thriller historique se déroulant entre la deuxième guerre mondiale et l’époque actuelle. Le livre sortira en Septembre 2010 aux Editions Critic (Le Sabre de Sang, La volonté du Dragon).
En décembre 2010, ma première nouvelle sera publiée dans l’anthologie « de Cape et d’Esprit » dirigée par Eric Boissau, chez Rivière Blanche.
Le second volet des Vestiges de l’Aube est bien avancé, et devrait être disponible fin 2010, début 2011.
Deux autres romans devraient sortir en 2011 et 2012 mais je ne vous en dis pas plus pour l’instant…

Myriam De Loddere

 

 

D'autres interviews et chroniques sont à la une d'ActuSF, notamment celles de Dimension Russie, une anthologie par Viktoryia et Patrice Lajoye publiée aux Editions Rivière Blanche

 

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Mardi 1 juin 2010 2 01 /06 /Juin /2010 16:04

Retrouvez David S. Khara sur TV Rennes lors de l'émission Rue de La Quintaine,

 le mercredi 02 juin à 17H30.

 

logo tv rennes 35

 

 

Tous les soirs de la semaine, TV Rennes 35 vous propose un grand talk-show d'une où se croisent tous ceux qui font bouger le département dans une ambiance conviviale 'comme à la maison'.

 


Où et comment retrouver TV Rennes 35 ?

 

Sur la TNT, canal 20

 En analogique hertzien, canal 62

Sur la TV d'Orange, canal 240

Sur le câble numérique, canal 17

 

Sur internet

www.tvrennes35.fr

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Mardi 11 mai 2010 2 11 /05 /Mai /2010 12:09

"Belisam'Art est un projet afin d'aider d'une part les jeunes auteurs et les graphistes à se faire connaître, et d'autre part trouver une certaine aide au travers des pages du site, d'interviews d'auteurs ayant déjà été publiés. D'entrer en contact avec des créateurs graphiques 2D/3D. C'est aussi faire découvrir des extraits de textes pour ceux qui voudront bien nous en faire part.

Belisam'Art c'est également ma galerie personnelle où j'expose mes travaux graphiques, des nouvelles, des extraits de texte divers." Lunathyque

 

Retrouvez Lunathyque sur son site

 

1) B'A : Tu utilises un pseudo ? D'où vient-il ? Pourquoi ne pas garder ton vrai nom ?

David S. Khara :

Ah, le pseudo…tout un débat ! En fait, deux raisons m’ont poussé à prendre un nom de plume. La première vient du fait que mon nom de famille est intimement lié au trésor des Templiers. Pour tout vous dire, même aux États-Unis certains passionnés m’ont harcelé de questions à cause de mon patronyme. Du coup, le pseudonyme s’imposait presque (non je ne vous révèlerai rien !).

La seconde raison est un peu plus tordue. Lorsque j’écris, je ne suis, d’une certaine façon, pas moi-même. Ce « dédoublement » est parait-il courant selon des amis auteurs ou compositeurs. De plus, en cas de succès, comme cela semble vouloir être le cas avec les Vestiges, avoir un pseudonyme m’apporte une certaine distanciation entre l’homme et l’auteur.

Et puis après tout, il y a un côté Batman-Bruce Wayne pas si désagréable pour le collectionneur de comics que je suis ! (Rires)

Quant à l’origine du pseudonyme, elle ne va pas vous rassurer sur ma santé mentale… Il y a quelques années, je pratiquais un jeu en ligne nommé World of Warcraft. Mon avatar était un nain paladin. Les créateurs de WoW ont affublé les nains d’un accent russe qui me faisait hurler de rire. Du coup, j’ai trouvé logique de donner un nom russe à mon personnage. Étant en admiration devant l’œuvre de Dostoïevski et son livre « Les frères Karamasov » je suis parti sur ce patronyme. Et puis, avec la Cité de la Peur et le personnage de garde du corps, Serge Karamasov, interprété par Alain Chabat, le clin d’œil était amusant. Pour des raisons pratiques, les membres de mes guildes m’appelaient Kara. Le surnom m’est resté ! Quant au S. c’est un hommage que je garderai pour moi si vous le voulez bien. Mais il était important qu’il soit présent.

 

2) B'A : D'où te vient ta passion ?

David S. Khara :

Un réel amour des romans d’aventures, voire des films. Je suis bon public, j’aime détester le méchant et aimer le héros, et parfois l’inverse ! Se laisser embarquer dans un suspens, une scène d’action ou d’émotion est un réel bonheur, procure des moments extraordinaires au sens propre du terme.

Je n’ai pas intellectualisé le fait de passer de l’autre côté du miroir. Un jour, je me suis assis devant un clavier, et j’ai écrit, tout simplement.

 

3) B'A : Qu'est-ce qui t'a motivé à la partager avec un public ?

David S. Khara :

La curiosité. L’envie de savoir si mes histoires, et par-dessus tout mes personnages, pouvaient toucher les lecteurs, leur parler. Ma passion pour la nature humaine m’incite à observer, comprendre, écouter. Et je retranscris cela, du moins j’essaye, dans mes livres. Mon leitmotiv est simplissime : un lecteur heureux, je suis heureux.

La plus belle des récompenses est là.

 

4) B'A : Qu'est-ce qui a été le plus dur pour te faire éditer ? Raconte-nous un peu ton parcours.

David S. Khara :

Au risque de surprendre, voire d’exaspérer, rien n’a été difficile. Pour faire écho à la question précédente, ma démarche n’impliquait pas une recherche d’un éditeur à tout prix. Je voulais savoir ce que des auteurs chevronnés et reconnus pensaient de mon « travail ». La réaction a dépassé mes attentes. Thomas Geha, après avoir lu le premier jet, a souhaité que j’envoie les Vestiges à Philippe Ward, auteur et directeur de collection chez Rivière Blanche. Le contact est bien passé, même plus que bien, c’est un homme remarquable. Eut-il refusé mon manuscrit que nous serions sans doute resté en contact. L’histoire, le style, lui ont plu. Il m’a proposé d’aller chercher un plus gros éditeur. Comme dans mon esprit l’aventure humaine prime sur l’ambition, j’ai préféré partir avec lui et toute l’équipe autour. Je ne regrette pas et je pense que lui non plus (Rires) !

Donc, entre la remise du manuscrit et la décision de publier le livre, il s’est écoulé environ trois semaines. Le livre est sorti six mois après.

Mais je suis très conscient de ma chance.

 

5) B'A : D'où te vient ton inspiration ? As-tu une technique pour éviter la panne sèche ou te remotiver ?

David S. Khara :

J’écris sur l’humain, sur notre nature profonde. Dans cette logique, l’inspiration est partout. Sellig, comédien de One Man Show, m’a dit un jour qu’il voyait des sujets de sketchs partout. Moi, je vois des sujets de roman partout.

Je préfère ancrer mes scénarios dans le monde réel. J’y suis à l’aise, sans doute de par mon expérience de communicant. Donc les actualités, l’histoire avec un grand H, sont mes terrains de jeu.

Concernant la panne sèche, j’ai vite compris qu’il ne fallait pas lutter à tout prix contre le manque d’inspiration. Il faut déculpabiliser, car c’est inhibant, sortir, vivre, voir du monde, livre un bon livre, voir un bon film, flâner dans la rue, enfin n’importe quoi sauf rester bloqué devant un clavier à ne rien faire.

La motivation tient dans les thèmes que j’aborde. Par exemple, le Projet Bleiberg est un thriller à l’américaine, beaucoup plus tonique que les Vestiges, tendus, violent, un vrai « page turner » je pense. Mais le propos derrière est de rendre hommage aux victimes de la Shoah et de ne pas laisser les consciences s’endormir. Si je peux poser une petite brique au mur à dresser entre les « loups » et les êtres humains, je n’ai guère besoin de chercher loin pour me motiver…

 

6) B'A : As-tu des modèles qui t'ont inspiré ?

David S. Khara :

Oui, un en particulier : Dennis Lehane. Attention, je parle bien d’inspiration, surtout pas de copie ou, encore pire, d’une quelconque comparaison avec un tel auteur ! Toute la série Kenzie-Gennaro, Mystic River ou Shutter Island m’ont touché, ému, gardé en éveil permanent durant les lectures. La simplicité apparente du style accompagne une incroyable maîtrise de la narration et une captation des émotions hallucinante.

Rostand a eu influence directe sur mon goût pour l’euphonie et mon amour de la langue. Shakespeare procède du même attrait, idem pour Corneille. Ce triptyque classique constitue le fondement de mes lectures de jeunesse avec, dans une moindre, mais réelle mesure, Dostoïevski.

 

7) B'A : Qu'est-ce qui t'a encouragé à te lancer pour de bon ?

David S. Khara :

Les personnalités de Philippe Ward et de Thomas Géha. Rappelez-vous qu’au départ je souhaitais juste un avis sur mes textes, je ne cherchais pas un éditeur. L’occasion a fait le larron. J’ai très vite senti qu’en me lançant avec Rivière Blanche, puis les Editions Critic, je serai bien entouré, on me ferait travailler pour tirer le meilleur de moi-même et c’était bien là ce qui m’intéressait.

J’ai trouvé une vraie communauté d’esprit, de vraies amitiés. Il faut aussi comprendre qu’à partir du moment où vous donnez à voir votre travail, vous risquez de prendre des coups. Rien ne fait l’unanimité, et c’est bien normal. Donc, ne pas aller seul au charbon est un réel atout…

 

8) B'A : Comment t'organises-tu pour écrire ?

David S. Khara :

De façon assez martiale ! En moyenne six heures par jour, trois le matin, trois l’après-midi. En période de promotion, je tombe à trois heures l’après-midi. Les horaires ne varient pas. Mon épouse étant une perle, nous organisons les contingences du quotidien pour maintenir le rythme. Sauf quand l’inspiration ne vient pas, ou que des aspects scénaristiques me bloquent, auquel cas nous nous aérons l’esprit ensemble.

La configuration est simple et honteuse : la terrasse, téléphone portable à côté du PC, paquet de cigarettes et briquet à proximité. L’installation même est un rituel.

 

9) B'A : Tu as adopté un style, penses-tu te risquer à effleurer d'autres genres à l'avenir ou te sens-tu suffisamment à l'aise avec le tien pour lui être fidèle ?

David S. Khara :

Je n’ai pas la sensation d’avoir « adopté » un style à proprement parler. J’emploie une gamme de mots, un phrasé, une rythmique, qui me sont propres, pour transmettre des sensations, raconter des histoires. Il est évident que le travail d’écriture à plein temps et l’acquisition d’expérience, voire de confiance, conduisent naturellement le style à évoluer. L’auteur n’est pas une entité figée. Comme tout être humain, il change, est en mouvement permanent. J’essaye justement de faire attention à ne pas m’enfermer dans des automatismes. Je ne suis pas un artiste, mais un artisan. En tant que tel je suis en apprentissage permanent.

Au niveau des genres, tant que les lecteurs ne me supplieront pas d’arrêter d’insulter la littérature française par mes écrits, je ne m’interdis rien.

 

10) B'A : Tu as écrit plusieurs choses, as-tu une préférence pour l'un de tes romans/nouvelles? Si oui, lequel et pourquoi ?

David S. Khara :

Voilà encore un élément atypique lié à mon parcours. Je n’avais rien publié avant les Vestiges. Je n’avais même pas essayé. En fait, je n’y songeais pas du tout. Mais l’année à venir s’annonce chargée. J’ai composé une nouvelle qui sortira dans l’anthologie De Cape et d’Esprit dirigée par Eric Boissau en décembre. Ajoutés à cela le Projet Bleiberg, la suite des Vestiges et le Projet 731. Je serai plus à même de répondre à votre question dans un an !

 

11) B'A : Si tu ne faisais pas cela, quel aurait pu être ton autre métier ?

David S. Khara :

Les possibilités ne manquent pas. Je pense à l’enseignement, ou à mettre mon expérience d’ancien dirigeant d’entreprise au profit d’une ONG.

Après deux décennies à côtoyer le grand capital, j’éprouve le besoin d’utiliser mon énergie pour des projets plus proches de l’humain.

J’ai eu une vie avant l’écriture (plusieurs même), et j’en aurai certainement une après, ou pendant. Là encore, je ne m’interdis rien. Être édité n’est pas une fin en soi. Tant que l’on veut de moi et que j’ai des choses à dire, qui parlent à quelques personnes, je continuerai. Le jour où je ne saurais plus quoi raconter, je passerai à autre chose. Nous n’avons qu’une vie, il ne faut pas en faire une prison.

 

12) B'A : Peux-tu nous parler de tes futurs projets ?

David S. Khara :

Emporté par mon enthousiasme, je l’ai déjà un peu fait (Rires) ! Je termine le Projet Bleiberg, qui sortira en septembre aux Editions Critic, dans les jours qui viennent. Ensuite viennent le deuxième tome des Vestiges et un autre thriller dans la veine de Bleiberg. Je réfléchis actuellement à un scénario pour un polar un peu plus léger avec une enquêtrice un peu foldingue.

Les idées ne manquent pas, et je possède en réserve quelques romans que je revisiterai à l’occasion. Mais mon planning est largement rempli jusqu’à la fin 2011.

 

13) B'A : Quels conseils donnerais-tu pour quelqu'un qui veut se lancer à son tour ?

David S. Khara :

Donner à lire. Foncer. Ne pas intellectualiser la démarche. Et surtout de ne pas se voir en haut de l’affiche. Les places sont rares et chères. Trouver un éditeur n’est qu’un premier pas dans un long processus, finalement, initiatique. Ne laissez personne vous dire que c’est impossible. Sans tentative, pas de réussite, donc il faut oser. Mais il faut aussi accepter la remise en cause, l’échec même. Un refus n’interdit pas de continuer. Il faut de la persévérance, et vraiment beaucoup d’humilité.

Commencer par des nouvelles peut-être un bon moyen de se faire connaître, d’intégrer le milieu et de passer ensuite sur d’autres formats. Ce qu’un aspirant auteur doit comprendre, c’est que l’écriture nécessite énormément de travail.

La première fois que Thomas Geha m’a dit cela, j’ai cru comprendre. Après avoir travaillé sur le Vestiges, j’ai vraiment compris le sens de la phrase.

Cent fois sur le métier…

 

14) B'A : Comment fais-tu pour gérer plusieurs activités en même temps (si c'est le cas bien sur)?

David S. Khara :

Je m’organise, il n’y a de pas d’autre choix. Aujourd’hui, je me consacre à l’écriture à temps plein, mais je suis très impliqué dans la promotion des Vestiges, et je mets un point d’honneur à répondre à tous les mails que m’envoient les lecteurs. En plus, j’anime des ateliers scénario et écriture dans des classes de lycée et collèges ce qui est assez prenant, mais incroyablement passionnant.

Je définis des plages horaires, je m’assigne des tâches, et je m’y tiens strictement.

 

15) B'A : Quel personnage et/ou quelle créature aurais-tu aimé être et/ou à laquelle pourrais tu t'identifier le plus ?

David S. Khara :

Oh que voilà une question intéressante ! Le choix est vaste, mais le premier personnage qui me vienne à l’esprit est Boromir, le fils de l’intendant du Gondor, dans le Seigneur des Anneaux. Il y a chez lui une fragilité face à l’anneau causée par l’amour de son peuple et un sens aigu de son devoir. Et pour les mêmes raisons, sa mort, son sacrifice pour ses amis, devient magnifique. Son humanité me parle.

Sinon, dans un registre différent, et pour des tonnes de raisons que je vous laisse imaginer, Gregory House me conviendrait aussi (Rires) !

 

Merci David pour cette interview des plus intéréssante.

Lunathyque

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Mardi 27 avril 2010 2 27 /04 /Avr /2010 15:34

Entretien de David S. Khara réalisé par Mme Charlotte (aussi sur Blog-o-Book)

 

Avant de prendre la plume (ou son clavier), l'écrivain a souvent été un lecteur assidu. Mme Charlotte vous propose de découvrir les auteurs d'aujourd'hui sous un angle original : leurs manies mais aussi leurs coups de coeur.

 

De Maxime Chattam à Gilbert Sinoué, vous pouvez retrouver l'ensemble des entretiens sur le blog littéraire Les voyages immobiles de Mme Charlotte ou sur Blog-o-Book. 

 

DSC_0291-nb.jpg" L’auteur des Vestiges de l’aube, publié chez Rivière Blanche, David S.Khara, heureux père de Werner Von Lowinsky, a eu la gentillesse de répondre présent au questionnaire et vous livre ici ses manies de lecteur.

Un grand merci à lui !

 

Notez que Les Vestiges de l’aube ont récemment fait l’objet d’un partenariat avec B.O.B. 

  • À quel moment de la journée préférez-vous lire ?

En règle générale, tôt le matin, à partir de 6 heures. Durant les vacances, je reprends un livre en main à partir de 16 heures. Ce sont de véritables rituels !

 

  • Quel est votre endroit préféré ?

Je suis bien trop maladroit pour oser tenir un livre dans un bain. Lire allongé équivaut à m’endormir… Il me faut un fauteuil, si possible au soleil, un parc ou un jardin.

  • Créez-vous ou avez-vous besoin d’une ambiance particulière pour lire ?

J’aime lire durant les trajets en train ou en avion. Pour des raisons professionnelles je n’avais pas d’autres créneaux à consacrer à la lecture « plaisir ». Le reste du temps se passait le nez dans des revues professionnelles. Le bruit ne me dérange pas, mais l’idéal reste, à mes yeux, d’avoir le chant des oiseaux comme seul accompagnement sonore.

  • Qu’est-ce qui influence le plus vos choix de lecture ?

Je me fie plutôt aux avis des libraires, cette espèce en voie de disparition qui écoute vos goûts, comprend vos attentes et vous guide vers des choix idoines, souvent en dehors des sentiers balisés par les experts du marketing.

  • Lisez-vous parfois les blogs de lecteurs pour trouver des idées de lecture ?

Je commence à m’y mettre ! Je lis les chroniques (et pas seulement autour de mon travail), les échanges entre internautes, les débats, les interviews. Mais compte tenu de mon planning d’écriture actuel, le retard dans la lecture est considérable. Donc je cesse d’agrandir la liste d’attente pour le moment. Après l’été sans doute…

  • Pouvez-vous lire plus d’un livre à la fois ?

Oh que non ! Je prends un livre, je le termine, je passe au suivant. Il me faut une immersion totale pour profiter pleinement de la lecture.

  • E-book ou papier ?

Papier, sans hésiter. L’E-Book m’intéresse pour élargir le champ d’expression d’un livre via des liens Internet, des accès multimédia et j’en passe, je pourrais vous en parler des heures. L’aspect tactile, sensuel, de l’objet « livre », est trop important et participe intégralement du plaisir de lire.

  • Marque-page ou page cornée ?

J’aime beaucoup les marque-pages sur un plan visuel, mais mon chat aurait vite fait de garnir les dessous de canapé avec… Je préfère corner. J’y trouve aussi un rapport vivant. J’aime reprendre un livre et sentir la petite pliure, trace du dernier voyage ensemble.

  • Quel est votre/vos lecture en cours ?

J’ai commencé le Déchronologue du remarquable Stéphane Beauverger, mais les recherches autour de mon prochain roman, Le Projet Bleiberg, me contraignent à retarder la lecture.

  • Abandonnez-vous un livre qui ne vous plait pas ou allez-vous jusqu’au bout de la lecture ?

Il est rare que j’abandonne. Quand un livre me pose souci, je commence par me demander si je suis dans les bonnes dispositions pour l’explorer. Au pire, je le mets de côté, et je le reprends assez vite. Parfois, les dernières pages d’un roman changent la vision que l’ont peut avoir du début. Et puis, je suis bon public, j’aime connaitre les dénouements !

  • Savez-vous déjà quel sera votre prochaine lecture ?

Déjà terminer Le Déchronologue, puis je passerai à « Un dernier verre avant la guerre » de Dennis Lehane que j’ai une forte envie de relire.

  • Vous considérez-vous comme un boulimique ?

Seule une certaine pâte chocolatée peut provoquer chez moi un manque réel ! Je fonctionne par cycles. Quand j’écris, je ne lis que des éléments de documentation. Quand je n’écris pas, j’enchaîne les livres.

  • Avez-vous une PAL ?

Ma PAL est conséquente, un peu trop même. Le premier cas que vous décrivez me correspond assez bien. J’accumule, et je pioche selon les envies du moment. Mais arrivé à un certain volume, je freine les achats sous peine d’envahir la maison.

  • Votre écriture influence-t-elle vos lectures ? Par exemple, si vous écrivez ou venez d’écrire un polar sanglant et angoissant, compensez-vous par des lectures d’un genre totalement opposé, ou vous immergez-vous complètement dans un même univers ?

J’essaye de lire des choses sans rapport avec mes propres projets. Par peur de me laisser influencer sans doute, pour ne pas risquer de tomber dans un plagiat inconscient certainement. Aussi étrange que cela puisse paraître, je ne lis pratiquement pas de romans abordant les univers que j’explore.

  • Quels sont les livres/auteurs/genres que vous affectionnez le plus ?

Mon passé de lecteur « classique » a la vie dure. Mon livre préféré reste Hamlet puis viennent Cyrano, les Trois mousquetaires et le Cid. Dans un registre plus moderne, je suis en admiration devant les romans de Dennis Lehane, et les romans noirs me touchent particulièrement.

  • Comment êtes-vous passé du statut de lecteur à celui d’auteur ? Ce fut progressif et inconscient, inné, ou un déclic vous a fait basculer ?

Le déclic est venu de Cyrano de Bergerac. La plume de Rostand est époustouflante, musicale, puissante. L’envie d’écrire est clairement venue de cette découverte. Le passage à l’acte réel s’est fait de façon moins réfléchie. Une nuit, je me suis posé devant mon clavier et les mots sont venus. C’est une sensation étrange, presque un dédoublement de personnalité.

  • Depuis que vous écrivez, votre façon de lire a-t-elle changé ?

La façon de lire non, l’approche d’un livre oui. Je mesure aujourd’hui la somme de travail que demande un livre à son auteur. Je suis certainement plus indulgent, moins tranché dans mes avis. Mais je m’affranchis des coquilles, du repérage des répétitions, enfin de tout ce qui fait les corrections d’un manuscrit, pour ne me concentrer que sur les intentions de l’auteur.

  • Avez-vous des révélations, des manies de lecteur ?

Oui, et j’en suis honteux car c’est un mauvais exemple pour la jeunesse. J’aime fumer un cigare à la main. Je sais, c’est mal, mais tellement bon !

  • Votre prochain livre ?

Je termine actuellement l’écriture du Projet Bleiberg, un thriller historique autour des expérimentations menées par les SS dans les camps de concentration, qui sortira en Septembre 2010.

  • Dédicaces, salons ?

Je dédicacerai les Vestiges de l’Aube ce samedi 24 Avril à la librairie Critic à Rennes. Le 12 Juin je participe à une table ronde sur le thème du vampire dans la littérature au Festival d’Aulnay sous Bois en compagnie d’Éric Holstein, Alain Pozzuoli et Edouard Brasey. Enfin je serai présent à Étonnants Voyageurs durant l’intégralité du festival.

  • Interventions dans les média ?

Des interventions sont prévues en Radio et Télévision dans les semaines qui viennent, ainsi que des chroniques annoncées par des journaux nationaux et locaux. Je ne peux en dire plus pour le moment, comptez sur moi pour vous en informer !"

 

 

Par dskhara.com - Publié dans : Interviews (Télé, radio ...)
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  • : Il a été journaliste, chef d’entreprise, et joueur de rugby ce qui ne donne pas envie de lui chercher des noises! Il est aujourd’hui écrivain à plein temps.
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LES RENCONTRES

  • Librairie Martin-Delbert - 85 bd de la République, Agen (47)
    mercredi 23 mai à partir de 18 h 30
  • Salon Étonnants Voyageurs - Saint-Malo (35)
    du samedi 26 au dimanche 27 mai (les après-midi)
  • Médiathèque de Pacé (35) - avec Calibre 35
    vendredi 1 juin à partir de 20 heures
  • Virgin Mégastore - Rennes (35)
    vendredi 8 juin de 14 h 00 à 16 h 30
  • Salon ImaJn'ère - Tour Saint- Aubin - Angers (49)
    samedi 9 juin
  • Salon Saint-Maur en Poche - Parvis Saint-Maur-Créteil, Saint-Maur-des-Fossés (94)
    samedi 23 au dimanche 24 juin (à préciser)   

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Gérard Collard chronique le Projet Shiro
http://www.lesdeblogueurs.tv/

http://www.ouifm.fr/la-chronique-littraire-de-grard-collard-17-novembre-2011
http://www.lafringalelitteraire.com/
Partie 1 - novembre 2011
http://www.lafringalelitteraire.com/
Partie 2 - novembre 2011

Editions10-18 - octobre 2011
Interview Wake up call - Canal B 94 Mhz - novembre 2011
K comme Khara : Gérard Collard pour le festival Saint Maur en poche
Gérard Collard chronique
le Projet Bleiberg
M6 - décembre 2011
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