Partager l'article ! Les Vestiges de l'Aube : la chronique de Caro de Voyages au fil des pages: Retrouvez les chroniques de Caro sur son blog littéraire : ...
C’est grâce à un partenariat
avec Blog-O-Book et les
éditions Rivière Blanche que
j’ai découvert ce livre de David S. Khara. Je les en remercie tous les deux, mais aussi l’auteur qui a gentiment dédicacé mon exemplaire.
New York. Début des années 2000. Barry Donovan, flic dépressif, enquête sur une série de meurtres qui lui donnent bien du fil à retordre. De riches célibataires sont retrouvés morts – une balle dans la nuque – dans leur appartement new yorkais. Scénario identique pour chaque victime, profils similaires… pourtant, le lien entre tous ces meurtres semble introuvable. Alors même qu’il poursuit ses difficiles investigations, Barry entretient sur le net une conversation avec un mystérieux inconnu, Werner Von Lowinsky… sans se douter que ce dernier est un vampire tapi depuis près de deux siècles dans sa propriété familiale. Au fil des messages et des premières rencontres, une réelle amitié va se nouer entre Barry et Werner. Et sans dévoiler son identité, Werner va s’employer à aider Barry tant à mener son enquête qu’à surmonter les drames qui ont secoué sa vie.
David S. Khara, c’est d’abord un style. Une plume acérée, une écriture tendue et un humour – noir – qui en découle. Je dois reconnaître que j’ai été séduite par son écriture et le ton qu’il donne à son récit. Alternant le récit de l’intrigue avec les confessions de Werner, à la première personne, il introduit une rupture qui n’est pas sans donner du dynamisme à l’histoire.
Ses personnages ont aussi une réelle contenance et une certaine saveur. Leur psychologie est finement analysée. J’ai particulièrement aimé Werner. Loin des monstres sanguinaires ou des héros fleur bleue pour ado, il est le plus humain des vampires. Certains passages sont de vraies réflexions sur la vie, la mort, la vengeance. J’ai aussi aimé son histoire – celle des Etats-Unis de la guerre de Sécession. Derrière le vampire, David S. Khara nous laisse entrevoir l’homme qu’il était, ce qui est souvent rare dans les histoires de vampires. Je me suis réellement attachée à Werner qui me semble être, des deux protagonistes, le véritable héros du roman. Et le point fort du roman, réside précisément dans la façon dont l’auteur a construit et anime ce personnage.
En revanche, je suis assez déçue par l’intrigue policière. Elle reste très superficielle et ne parvient pas à nous tenir en haleine. Son dénouement même est très léger. En fait, cette intrigue policière semble être davantage un prétexte à cette histoire d’amitié. Mais quel dommage de n’avoir pas su davantage exploiter ce prétexte qui reste une toile de fond assez insipide. J’attendais mieux de ce point de vue.
Au final, c’est une très belle histoire d’amitié entre deux hommes rongés par leurs angoisses. Mais je suis restée sur ma faim au niveau de l’intrigue. Les dernières pages laissent augurer une suite au roman. J’espère que l’auteur parviendra à surmonter ce travers et à donner plus d’épaisseur à ce qui m’a semblé n’être qu’un décor, à savoir l’intrigue.
Malgré tout, c’est un roman à découvrir, pour la plume de l’auteur et sa capacité à donner vie à des personnages forts et attachants.
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