Bonjour, une petite tradition chez Plume Libre : pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?
Bonjour, nous sommes trois : Éric Marcelin, le gérant des éditions, Cathy Marcelin, l’attachée de
communication, et moi-même, le directeur de collection. Nous sommes libraires depuis 10 ans, et éditeurs depuis maintenant un an et demi.

À l’origine Critic est une librairie, quelle est son histoire ?
Après diverses expériences en tant qu’employé dans différentes librairies, Éric a
décidé de monter sa propre librairie, consacrée aux genres qu’il apprécie : la BD et les littératures de l’Imaginaire. La librairie spécialisée Critic est née en août 2000, c'est une
création pure, le magasin vendait de la peinture avant.
Comment vous est venue l'idée des Éditions Critic et comment sont-elles nées ?
L’idée était présente à l’ouverture de la librairie, mais il fallait déjà monter la
librairie. Ce n’était pas facile dans une ville comme Rennes, où coexistent de grandes chaînes et des librairies indépendantes. En gros, ça nous a pris 8 ans. De fait, les éditions sont
nées de ma rencontre avec Éric. Je sortais d’un master éditions, Éric voulait marquer le coup pour les 10 ans de la librairie. Un ancien employé et ami, Thomas Geha, déjà publié aux
éditions Rivière blanche (A comme Alone et Alone contre Alone) avait un manuscrit dans ses tiroirs. Les éditions étaient nées… Ce n’est pas plus compliqué que ça !
Quels sont les difficultés rencontrées et les avantages que vous retirez de cette expérience d’éditeurs ?
Se faire connaître, bien sûr. Arriver à intéresser des lecteurs, des auteurs, des médias, des
journalistes. Toutefois, avec le réseau de la librairie, nous avons réussi assez rapidement à attirer les uns et les autres. L’avantage ? Et bien, si la librairie a aidé la maison
d’édition à ses débuts, l’inverse est maintenant vrai. Avec le succès de Bleiberg, de nombreux lecteurs se sont penchés sur notre librairie. La boucle est bouclée.
Quelle est votre ligne éditoriale ?
La publication de romans divertissants, fun, ou quelque soit le nom donné à ces « lectures-plaisir
».
Nous éditons seulement des auteurs français et des textes de genre : fantasy, science-fiction et polar.
Qui composent vos comités de lecture ?
Nous, forcément, des stagiaires, des clients de la librairie, des amis, des gens qui ont les mêmes
goûts que nous.
Comment cela se passe pour la diffusion de vos publications ?
Comment organisez-vous la « promotion » des romans de vos auteurs ?
Au début, on faisait tout nous-mêmes. On contactait les libraires et on leur envoyait les colis.
Et puis avec Bleiberg, tout a changé. Nous sommes maintenant diffusés et distribués. Pour autant, nous organisons toujours la promotion de nos romans. Nous avons même embauché quelqu’un
pour le faire. Cathy s’occupe donc d’envoyer les SP, d’organiser les salons, d’envoyer les communiqués de presse aux journalistes et aux libraires, etc. Elle est bien accaparée.
Pour une jeune maison d’édition, le choix de ses premiers romans est extrêmement important. Comment s’est porté votre choix sur vos premiers auteurs?
Mon premier est un ami et un ancien employé de la librairie.
Mon second est un ami et un client de la librairie.
Mon tout est notre catalogue de lancement.
Plus sérieusement, comme je l’ai déjà dit, le réseau développé avec la librairie nous a beaucoup aidé à nos débuts. Par la suite, ce sont des rencontres (David S. Khara) ou des
connaissances (Laurent Genefort) qui nous ont guidés. L’année prochaine verra la publication d’un manuscrit reçu par la poste – enfin par mail.
Vous avez connu un véritable conte de fée avec Le projet Bleiberg de David.S.Khara, comment avez-vous géré ce phénomène et ressentez-vous maintenant une pression supplémentaire
pour vos prochaines publications.
Au début, nous n’avons rien géré du tout. On prenait les jours comme ils venaient. N’étant pas
diffusés, nous faisions nous-mêmes les colis. Pas facile quand on tient une librairie. Alors, on s’occupait d’envoyer les livres après avoir fermé la librairie. Libraire le jour,
éditeur la nuit, c’était notre slogan ! Tout le monde nous disait « c’est génial », nous, tout ce que l’on voyait, c’était des nuits toujours plus courtes. Une fois que l’on est passé
chez Harmonia Mundi, nous avons commencé à sortir la tête de l’eau.
Pour la suite, c’est sûr qu’il y a plus de pression. Toutefois, on essaie de continuer à faire comme avant, à la différence près que nos livres sont mieux diffusés/distribués. Passer
chez Harmonia Mundi signifie travailler à leur rythme et non plus au nôtre. On apprend, on travaille et on verra comment se passe la suite des évènements.
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